Début décembre, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe. À peu près au même moment, au centre médical Erasmus de Rotterdam (Pays-Bas) et à l’université du Wisconsin (États-Unis), des biologistes ont annoncé avoir réussi, en laboratoire, à fabriquer un « supervirus » A (H5N1) de la grippe aviaire. Un virus artificiellement muté, très dangereux et, de surcroît, devenu hautement transmissible d’homme à homme
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Mais les plus dangereux sont sous haute surveillance et à l’Institut Pasteur de Paris, les virologistes prennent beaucoup de précautions pour manipuler les virus dangereux ou inconnus.
Le laboratoire le plus surveillé de France après le P4 de Lyon est un P3 qui se présente comme une grande pièce où l’atmosphère est en dépression, précédée d’un sas en surpression, de façon à empêcher que toute n’entre.
À l’intérieur, cinq ou six personnes travaillent en binôme. L’air qui y circule passe au travers de plusieurs filtres avant d’être recyclé.
Dans ce labo, on peut manipuler des virus parmi les plus dangereux, comme ceux de la fièvre d’Ebola ou de la grippe aviaire A (H5N1).



