Le diagnostic repose sur des examens de laboratoire spécialisés (non disponibles dans le commerce). Ils sont basés sur la recherche des antigènes ou des anticorps spécifiques, ou sur l’isolement du virus lui-même, dans des échantillons sanguins le plus souvent. Ces analyses présentent un risque biologique extrême et ne doivent êtres pratiqués que dans des conditions de confinement rigoureux : seuls des laboratoires de niveau de sécurité 4 sont habilités à pratiquer ces tests.
Mise en évidence du virus
L’isolement du virus est » aisé » sur cellule Vero, mais nécessite au moins trois jours, dans les meilleures conditions, avant de pouvoir y détecter l’antigène par immunofluorescence. Deux autres techniques de mise en évidence directe du virus sont l’antigène capture et l’amplification génique (P.C.R.).
Sérologie
La technique d’immunocapture des IgM permet, en principe, un diagnostic précoce, mais la séroconversion peut n’apparaître que plusieurs jours après le début des signes cliniques. D’autre part, une spécificité de souche a été démontrée lors des épidémies de Reston et de Côte-d’Ivoire. Les résultats peuvent donc être faussement négatifs en cas d’émergence d’une nouvelle souche. Cette technique d’immunocapture des IgM est par conséquent utilisée en complément de l’antigène capture.
La plupart des enquêtes sérologiques ont été réalisées en immunofluorescence indirecte (I.F.I.). Or, on sait aujourd’hui que cette technique ne peut être utilisée seule en dépistage, de nombreuses fausses réactions positives ayant été obtenues avec les sérums africains (probablement dues à des réactions croisées avec des Paramyxovirus).
La stratégie diagnostique repose donc, pour l’instant, sur un dépistage des IgG par ELISA direct, suivi d’une confirmation en I.F.I. sur les différentes souches disponibles.


